« Sang ô sang noir de mes frères, vous tachez l’innocence de mes draps, vous êtes le sueur où baigne mon angoisse, vous êtes la souffrance qui enroue ma voix. ».
ECOLOGIE : PRESENTATION DE LA LETTRE DU PAPE FRANCOIS « LOUE-SOIS-TU »
I - Le contenu :Cette lettre comprend six chapitres : 1) La situation actuelle du monde, d’après les études scientifiques. 2) L’importance de s’engager pour défendre l’environnement, d’après la tradition chrétienne. 3) Les causes profondes de ces problèmes. 4) Propositions pour une écologie totale de la nature, de la politique, de l’économie (l’argent) et de la vie en société. 5) Des chemins pour l’action. 6) La force que Dieu nous donne pour agir. Le Pape veut entrer en dialogue avec tous les hommes du monde entier, car le monde est notre « maison commune ». C’est tous ensemble que nous devons réfléchir à l’avenir de notre monde, pour nous libérer ensemble. Le Pape veut agir ensemble avec toutes les forces de la science, de la politique et de l’économie (l’argent et le travail), pour trouver de nouvelles façons de vivre, dans chaque pays et dans le monde entier. Et pour aider à vivre, d’une façon vraiment humaine. Ce qui frappe dans cette lettre de François, c’est que c’est un cri du cœur. Le Pape ne fait pas un discours théorique, mais il cherche à toucher notre cœur, pour que nous nous engagions totalement. Et que nous passions à l’action, au lieu de rester au niveau des idées et des discussions. Après avoir lu cette lettre, personne ne peut dire : « cela ne me concerne pas. Ou bien, je ne peux rien faire ». Cette lettre nous pousse à dire merci à Dieu, comme Saint François d’Assise le chantait dans son Cantique au soleil : « Loué sois-tu », qui donne son nom à cette lettre. La situation est très grave, mais François ne nous décourage pas. Au contraire, il nous demande de garder l’espérance, et d’agir dans la foi, et aussi dans la joie. II - La situation : La terre est de plus en plus sale (pollution). Elle se réchauffe. Le climat change, avec de grandes tempêtes et des inondations de plus en plus graves. Les forêts diminuent et le désert avance. On manque de plus en plus d’eau de qualité (buvable). De nombreuses espèces de plantes et d’animaux disparaissent. La vie en société devient de plus en plus difficile. Le nombre de pauvres augmente, pendant que les riches deviennent de plus en plus riches. « Nous n’avons jamais fait autant de mal à la terre, que ces dernières deux cents années ». C’est l’homme qui est responsable de tout cela. Il faut donc à tout prix nous réveiller, et changer notre manière de vivre. La pollution (la saleté), ce n’est pas seulement les ordures que l’on jette. C’est aussi la mauvaise façon de vivre de certains(la pollution morale), que nous voyons dans la rue, et aussi à la télévision, sur Internet et les autres medias. Quelqu’un explique : « Il ne faudrait pas oublier la pollution par les médias, en particulier la pornographie, car nous sommes tous connectés maintenant, directement ou indirectement » Sauver la terre c’est sauver les hommes, en commençant par les plus pauvres. Les deux vont obligatoirement ensemble. Il n’y a pas d’un côté les problèmes de l’environnement, et de l’autre les problèmes de la société. « Il y a des problèmes sociaux environnementaux (n° 139). «Les cris de souffrances de la terre s’unissent aux cris de ceux qui sont abandonnés dans le monde, pour nous demander de changer » (53).« Travailler pour l’écologie, c’est travailler en même temps pour une plus grande justice dans la société. Pour écouter à la fois, les cris de souffrance de la terre et ceux des plus pauvres » (49). III - Les obstacles qui empêchent de changer : D’abord, il y a les riches et ceux qui ont le pouvoir, qui veulent garder leurs avantages. Et qui dépensent (consomment) de plus en plus, sans vouloir changer. Mais il y a aussi le plus grand nombre de la population, même des croyants, qui refusent de voir le problème. Ou qui supportent sans rien dire. Enfin, il y a ceux qui pensent, que la science toute seule peut trouver des solutions (14). Une femme explique : « pour beaucoup de ceux qui m’entourent, l’écologie c’est seulement protéger la nature en oubliant l’écologie humaine (respecter et protéger les hommes) sur laquelle le pape François insiste beaucoup. La base de l’écologie, c’est que l’homme est au centre de la Création ». Des solutions, comme la taxe carbone (les pays riches qui achètent aux pays pauvres, des droits de consommer et de gaspiller davantage) ne sont pas des bonnes solutions. Le problème ce n’est pas l’augmentation de la population, comme s’il y aurait trop de personnes sur la terre, pour les nourrir et les faire vivre.Le problème, c’est que certains dépensent les richesses de la terre,sans se limiter et sans réfléchir. L’avortement : « Quand on écoute les cris de la terre, on doit aussi écouter les cris de l’embryon que l’on tue (l’enfant dans le ventre de sa mère), aussi bien que les cris des pauvres…On ne saura pas protéger l’embryon, si on ne sait pas protéger les faibles de la société » (120). Les banques et les grosses sociétés cherchent à gagner le maximum d’argent, tout de suite (54) : « Sans penser au bien de tous, ni à l’avenir de la terre. Et pour cela, on pousse les gens à dépenser et à consommer plus. Cela ne peut conduire qu’à la mort de la terre » (55). Un européen affirme : « Je travaille dans la finance. Il y a une grande injustice entre les pays du Sud et ceux du Nord. Des entreprises occidentales vont dans les pays sous-développés, pas seulement parce qu’on paye les travailleurs moins cher, mais aussi pour continuer leurs activités salissantes (la pollution). Parce que les lois contre la pollution sont moins fortes dans ces pays que dans nos pays occidentaux. Et il y a aussi la pollution financière, par la corruption ». Les peuples en développement (les pays pauvres) ont les plus grandes richesses de la terre. Mais ils n’en profitent pas, ni maintenant, ni pour leur avenir. Ce sont les pays riches qui profitent, en prenant leurs terres (l’accaparement), et par l’organisation du commerce mondial. (52). Pour les causes du réchauffement de la terre, il y a beaucoup d’explications. Il y a des causes qui viennent de la nature, et c’est difficile d’agir sur ces causes. Mais nous pouvons prier Dieu, le Maître de la Nature. Comme nous le rappelle Jésus, quand Il a arrêté le vent et la tempête sur la mer. Mais le changement de climat est causé aussi, par les activités des hommes. Et là nous pouvons faire quelque chose : changer notre comportement, aussi bien par rapport à la nature (la pollution), que par rapport à la vie en société, en particulier pour les pays sous développés et les hommes les plus faibles (l’économie humaine). Nous devons donc prendre nos responsabilités, pour diminuer le réchauffement de la terre, autant que nous le pouvons, pour ce qui est causé par nos usines, nos feux de brousse et nos voitures. Et aussi lutter contre la destruction de la couche d’ozone, par tous nos produits chimiques : cette couche qui nous protège des rayons trop forts du soleil. « Cela demande que nous changions à la fois,notre cœur et notre façon de produire, de distribuer et d’utiliser (consommer) ce que nous fabriquons. Pour prendre soin de la terre, qui est notre maison commune, la maison de tous ceux qui y habitent ». Nous nous demandons donc : Qu’est-ce que j’ai dans le cœur, quand je gaspille les choses, que je salis la terre, ou que j’abaisse les hommes ? Est-ce que je cherche le bonheur de tous, ou bien mon seul plaisir égoïste, et mon intérêt à moi tout seul ? Est-ce que je suis prêt à changer mon comportement, en pensant aux plus petits et aux plus pauvres ? « Mais tout n’est pas perdu. Les gens sont capables de se dépasser, et de choisir à nouveau le bien, malgré tout ce qu’on veut les forcer de faire, au niveau des idées comme au niveau de la vie en société. Ils sont capables, de se regarder dans la vérité. De dire devant tous les hommes, qu’ils sont dégoûtés (en colère) par ce qui se passe. Et de chercher de nouveaux chemins, pour être vraiment libres » (205). En conclusion, « marchons en chantant, que nos luttes et nos efforts pour protéger la terre, ne nous enlèvent pas la joie et l’espérance » (244). IV - Les chrétiens et l’écologie : « Parfois nous les chrétiens nous avons mal compris la Parole de Dieu. Nous devons rejeter cette mauvaise idée, qui nous fait croire que parce que nous sommes créés à l’image de Dieu, nous devons dominer la terre sans nous limiter » (67). Il y a eu des penseurs (des philosophes) qui ont abaissé le corps, la matière et les choses du monde, en les opposant à l’esprit et aux choses d’en haut. Cela a déformé l’Evangile. Ce ne sont pas les idées de Jésus Christ (98). « Certains chrétiens prient et travaillent beaucoup, mais ils se moquent de l’environnement » (217). Il y a vraiment un péché contre l’environnement : le péché écologique. Nous devons demander pardon à Dieu, et à nos frères et sœurs, pour toutes les fois où nous n’avons pas respecté l’environnement, personnellement ou tous ensemble. Car c’est une grande injustice sociale. C’est un péché contre Dieu, mais aussi contre nos frères et nos sœurs. Ceux d’aujourd’hui et ceux qui viendront après nous. Quand nous nous confessons, est-ce que nous nous accusons de nos péchés contre l’environnement ? Le Pape François s’adresse à tous les hommes. C’est pour cela qu’il parle d’écologie intégrale (totale). Cela nous demande à nous chrétiens, d’encourager tous les hommes à planter des arbres, à ne pas gaspiller l’eau ou l’électricité, et à ne pas salir la terre. La terre est créée par Dieu. Aider nos frères et nos sœurs non chrétiens à respecter la terre, c’est les rapprocher de Dieu. C’est aussi un moyen très important d’évangélisation, c’est-à-dire les faire vivre comme l’Evangile nous le demande, quelle que soit leur religion. Cette lettre de François nous demande d’ouvrir nos communautés chrétiennes, à la vie de toute la société, et à tous les hommes. François affirme : « On ne pourra pas changer les choses, sans une mystique (sans la foi qui nous entraîne) » (216). Ces changements à faire dans notre vie, c’est un vrai chemin de conversion. N’est-ce pas pour cela, il y a trois ans, que nos évêques nous ont demandé de respecter la création, comme effort de carême. Nous pouvons relire leur lettre. Pour cela, le pape nous donne l’exemple de Saint François d’Assise, de Sainte Thérèse, de Charles de Foucauld, de Saint Bonaventure, de Saint Jean de la Croix et de beaucoup d’autres saints. Mais aussi l’exemple de croyants des autres religions (233). François cite, par exemple, Ali al KhawWâç : « Ceux qui sont enseignés dans la foi, ils comprennent ce que dit le vent qui souffle, les arbres qui se penchent, l’eau qui coule, les mouches qui bourdonnent, les portes qui grincent, le chant des oiseaux, le pincement des cordes de la Kora, les sifflements de la flûte, les soupirs des malades et les gémissements de ceux qui pleurent ». Il nous faut apprendre à regarder le monde de l’intérieur,et non pas de l’extérieur, pour « reconnaître que Dieu nous a unis à tous les êtres vivants ». Il s’agit de regarder notre monde dans la foi, avec les yeux de Dieu, et de Lui dire merci. Pour comprendre le monde en profondeur, et le voir comme Dieu Lui-même le voit. C’est toute la place de la contemplation dans la vie chrétienne (admirer Dieu et tout ce qu’Il a fait, dans la prière). Le Pape François disait déjà dans la « Joie de l’Evangile » (n° 71) : Il nous faut apprendre à prendre le temps pour nous unir à toute la création : pour réfléchir à notre façon de vivre, et au but que nous avons choisis dans la vie. Pour admirer, adorer Dieu notre Créateur, qui vit parmi nous, et dans tout ce qui nous entoure. Et dont nous devons apprendre à découvrir la présence ». « Pour donner les sacrements, on prend de l’eau, de l’huile, du pain et du vin. La liturgie utilise le feu, les couleurs et beaucoup d’autres signes et symboles, pour dire merci à Dieu. C’est un moyen pour Dieu de prendre en Lui-même toute la nature. Et la matière de ces sacrements devient un moyen, pour recevoir la vie de Dieu » (235). « Toutes les créatures de l’univers matériel trouvent leur vrai sens, dans la Parole de Dieu qui s’est faite homme, Jésus Christ. Le christianisme ne refuse, ni le corps ni la matière. Au contraire, le corps de l’homme, par le baptême, devient le Temple du Saint Esprit. Par la communion, notre corps est uni au Seigneur Jésus. Et Lui aussi a fait corps avec nous, pour sauver le monde entier » (235). Dans l’Eucharistie, Dieu va jusqu’à se faire nourriture pour sa créature… Dans l’Eucharistie, c’est le monde entier qui rend grâce à Dieu. Elle est le centre qui fait vivre le monde. Elle est le centre qui unit le ciel et la terre. Et qui remplit le monde entier, du feu de l’Amour de Dieu. Elle nous apporte la Lumière et la Force, pour respecter l’environnement. Elle fait de nous des gardiens de toute la création » (236). L’exemple et la prière de Marie (241) qui a pris soin du monde, comme Elle a pris soin de Jésus, nous entraîne. Et aussi l’exemple de Saint Joseph, pour marcher sur cette route avec courage et bonté. Et pour prendre soin de ce monde, que Dieu nous a donné (242). C’est bien pour cela que la lettre se termine par deux prières : -« une prière pour notre terre à partager », avec tous ceux qui croient en un Dieu Créateur et Tout Puissant - et une prière chrétienne avec les chrétiens, pour tenir nos promesses, et faire ce que Jésus nous demande, en faveur de la création (246). V - Les propositions : « Le problème de l’écologie est très grave. Il faut à tout prix, penser au bien commun (le bien de tous), pour aujourd’hui et pour demain. Il faut se parler, et réfléchir ensemble avec patience, sérieux et générosité ». (201) Comme l’ont déjà dit Jean Paul II et Benoît XVI, il faut s’attaquer aux causes du mauvais fonctionnement du monde. Il faut changer les plans de développement (la croissance), qui ne respectent pas le monde (l’environnement). Il faut chercher le développement de tout l’homme, pour aujourd’hui et surtout pour demain (6). Il faut arrêter de penser seulement à soi (l’individualisme), pour comprendre les liens qui unissent tous les hommes de la famille humaine, comme des frères. « Nous ne pouvons pas rendre meilleures nos relations avec la nature, sans rendre meilleures nos relations avec les hommes ». « Pour une vraie action pour l’écologie, on doit toujours faire attention à la justice dans la réflexion, pour écouter à la fois les cris de souffrance de la terre, et les cris des pauvres. En effet, c’est le même comportement qui pousse à utiliser et à casser le monde, et qui pousse à utiliser sexuellement les enfants, ou à abandonner les personnes âgées qui ne rendent plus service. Et aussi à acheter les organes des pauvres, pour les vendre ou pour faire des expériences. Ou refuser d’avoir des enfants. Il y a aussi des gens qui disent qu’il faut laisser les forces du marché (le commerce) organiser elles-mêmes l’économie. Mais cela casse la société, aussi bien que la nature, d’une façon très grave » (123). « C’est le même désir de protéger la terre, qui pousse à défendre le climat et à défendre les pauvres, les émigréset la vie à naître. Et l’ennemi, c’est l’organisation du commerce et des banques(la finance) ». La maladie actuelle du monde, c’est que chacun veut se mettre au centre de l’univers. On ne regarde l’autre, que si on peut s’en servir, sinon on le jette (208).« Quand nous sommes capables de penser aux autres, nous pouvons vivre autrement, et cela change toute notre société » (208). Aujourd’hui, le but de beaucoup c’est son bonheur personnel. On oublie que le bonheur de chaque personne dépend de ses relations avec les autres. L’écologie a obligatoirement une dimension sociale. « Il faut remplacer les énergies fossiles (le charbon, le pétrole, etc.) qui salissent l’air, la mer et la terre. Donc il faut aider les pays en développement à utiliser les énergies renouvelables, comme le soleil ». Il faut que dans les pays les plus riches, on diminue la consommation (l’utilisation des biens et des richesses), pour permettre aux pays pauvres, d’avoir le minimum dont ils ont besoin. Des petites actions : C’est dans les petites choses de chaque jour, que nous arrêtons de faire souffrir les autres (la violence), et de profiter d’eux (l’exploitation), en ne pensant qu’à nous-mêmes l’égoïsme). Nous devons apprendre à penser aux autres dans toute notre vie : dans la politique, l’économie (le travail et l’argent), et toute la vie en société. Et aussi dans toutes les actions, qui permettent de construire un monde meilleur. Ces petites actions sont le signe que nous aimons notre société, et que nous voulons travailler pour le bien de tous (le bien commun). « Tous les efforts sont importants. Par exemple : arrêter d’utiliser les matières plastiques (les sacs, les bouteilles, etc. que l’on ne peut pas détruire ensuite),ne pas gaspiller l’eau qui devient de plus en plus rare, trier les déchets pour pouvoir en faire des engrais, ne pas cuire plus que ce que nous devons manger (le gaspillage de la nourriture), éteindre les radios, les télévisions et les lampes, quand nous ne les utilisons pas » (211). « Tout cela peut changer le monde, et permettre au bien de se répandre dans toute la société » (212). C’est d’abord dans la famille que nous pouvons apprendre tout cela. La sobriété : « se limiter volontairement à des moyens simples est une libération ». En effet, ceux qui vivent le mieux, ce sont ceux qui savent se réjouir de ce qu’ilsont, au lieu de chercher partout (de picorer) ce qu’ils n’ont pas. « Vouloir avoir plus, nous fait oublier une chose importante : cela nous empêche de goûter chaque chose, et chaque moment de la vie. Vivre en faisant attention aux choses de la vie, même les plus petites, nous permet de comprendre les gens et les choses. Et de grandir dans notre personne, pour dire merci à Dieu, pour la chance que la vie nous donne. Sans nous attacher à ce que nous avons, et sans être triste à cause de ce que nous n’avons pas » (222). La sobriété permet de respecter les valeurs des personnes et des choses. Elle permet de rentrer en contact vrai avec les gens, sans chercher à en profiter. Et de trouver sa joie dans les choses les plus simples ((224). Le Pape François dit avec force que « le bonheur, c’est de savoir limiter ses besoins, sans perdre l’intelligence. C’est ce qui nous rend prêts, à profiter de toutes les bonnes choses » (223). Il faut apprendre à vitre autrement, dans une société « où le commerce pousse les gens à consommer de plus en plus, pour vendre de plus en plus de choses » (203). « C’est l’action de chaque personne, pour vivre d’une manière plus simple, qui va pousser les pouvoirs politiques, économiques et sociaux à changer » (206). Des organisations communautaires : il ne suffit pas d’agir, chaque personne individuellement. Il faut répondre aux problèmes de la société. Il nous faut une conversion communautaire (219). « Le manque d’humilité nous fait croire, que nous pouvons profiter de la terre, sans aucune limite. Cela casse à la fois la société et l’environnement. Si nous manquons d’humilité et de sobriété, et si nous voulons agir tout seul, nous enlevons Dieu de notre vie, en donnant toute la place à notre personne. Et aussi si chacun veut choisir, ce qui est bon ou mauvais pour lui, sans penser aux autres » (224).Il faut donc avoir à la fois un esprit citoyen écologique, et des vertus très solides pour s’engager pour l’écologie (211). Cela nous pose 2 questions : 1°) est-ce que dans nos paroisses, nos CEB et nos mouvements, nous travaillons vraiment pour le respect de la Création ? -2°) Est-ce que nous travaillons avec les autres citoyens et les différentes associations, dans nos quartiers et nos mairies ? Au niveau international : Il faut une action de toutes les nations. Que les pays développés payent la dette, envers les pays sous-développés. Qu’ils limitent l’utilisation des énergies non renouvelables (charbon, pétrole, minerais etc.). Et qu’ils apportent des ressources, aux pays qui en ont le plus besoin. L’Eglise ne cherche pas à remplacer les pouvoirs politiques ni les scientifiques, mais elle veut proposer « une réflexion honnête et transparente, pour que les besoins et les idées de certains, ne suppriment pas le bien commun de tous » (188). Présentation du chapitre II : S’engager pour défendre l’environnement, d’après la tradition chrétienne. Tout le monde n’est pas chrétien. Mais notre foi est une base, pour parler avec les autres (62). Aucune connaissance et aucune sagesse ne doit être rejetée (63). Mais pour nous chrétiens, notre foi nous apporte une grande lumière sur la création (64). Dès le début de la Bible, on lit : « Dieu voit, que tout ce qu’Il a fait est très bon » (Genèse 1,31). Tous les hommes sont créés à l’image de Dieu. C’est notre dignité et notre grandeur (65). Par la création, nous sommes en relation avec Dieu, avec les autres hommes, mais aussi avec toute la création (66). Mais cette relation a été cassée par le péché. A cause du péché, nous ne savons plus « cultiver et garder la terre », en la respectant (Genèse 2, 15). Nous sommes entrés en guerre avec la terre, qui s’est révoltée contre nous (le péché originel). Nous ne la rendons pas meilleure, mais nousl’écrasons et nous la cassons. Et ce péché continue jusqu’à maintenant (66). Nous devons respecter la terre parce que « elle appartient à Dieu, avec tout ce qui s’y trouve » (Dt 10, 14 – Lv 25, 23 – Dt 22, 46 – Ex. 23, 12 : n° 67 et 68). Chaque créature est une chose bonne. Chacune est un signe de la sagesse et de la bonté infinie de Dieu. Caïn a tué Abel. La conséquence, c’est qu’il est maudit. Et la terre ne donne plus de fruits pour lui (Gn 4, 9-11). Quand il n’y a plus de justice, le monde est en danger, et Dieu a voulu noyer le monde entier (le déluge) « parce que la terre était pleine de méchancetés » (Gn 6, 13 : n° 70). Grâce à Noé, l’homme juste, Dieu a créé un monde nouveau. Il a faitune alliance nouvelle avec les hommes, et avec toute la création. C’est pour cela que les hébreux respectaient le jour du sabbat, l’année sabbatique (tous les sept ans) et le jubilé (tous les 49 ans), pour que la terre se repose en même temps que l’homme. Mais aussi, pour partager les biens de la terre avec tous, spécialement avec les plus pauvres, les veuves et les orphelins et les étrangers (Lv 9, 9-10 : n° 71). Les psaumes nous demandent sans cesse, dedire merci à Dieu« qui a rendu la terre solide sur les eaux, par son amour et pour toujours » (Psaume 136, 6). Toutes les créatures louent Dieu (psaume 148, 3-5 : n° 72). Les prophètes nous rappellent que Dieu sauve le monde entier, la terre comme les hommes (Jérémie 32, 17-21 – Isaïe 40, 28-29 : n° 73). Et les souffrances de l’exil à Babylone, et de la colonisation par les romains, ont fait comprendre cela aux juifs : si Dieu a créé le monde, Il peut encore le sauver aujourd’hui (Apocalypse 15, 3). Si nous n’adorons pas Dieu, le Créateur, nous allons adorer d’autres dieux, ou prendre nous-mêmes la place de Dieu. Nous mettons nos propres lois, à la place de la Parole et de l’Amour de Dieu « qui a fait le monde avec justice ». Il faut relire tout ce chapitre 2. Arrêtons-nous simplement à la conclusion (VII : « Le regard de Jésus »). Jésus nous enseigne que Dieu est le Père, non seulement des hommes, mais de tous les êtres créés (Matthieu 6, 26 : 96). Jésus a aimé et respecté la création, Il l’a pris en exemple, pour nous faire connaître ce qu’est le Royaume de Dieu (Matthieu 13, 31-32 : n° 97). Il commande aux vents et à la mer, quand la création apporte des souffrances aux hommes (Matthieu 8, 27). Il aime la vie, et Il profite des bonnes choses de la vie (Matthieu 11, 19). Il travaille de ses mains, Il est sans cesse avec la nature, dans une vie simple (Marc 6,3 : n° 98). Jésus est la Parole éternelle de Dieu, mais Il est entré dans le monde. Et Il s’est fait homme, comme nous (Jean 1, 14) jusqu’à en mourir. En même temps, Il est le Roi de toute la création. Il y apporte sa paix et son amour (Colossiens 1, 19). Et à la fin du monde, il donnera toute la création à son Père (100).

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